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Investissements étrangers: Les mines à la rescousse de la crise politique

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Investissements étrangers: Les mines à la rescousse de la crise politique
Analyse géographique
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Comme d'habitude, la Mission économique auprès de l'Ambassade de France publie divers rapports sur la situation économique en général à Madagascar et sur des filières bien précisa. Le mois dernier, cet organisme a établi une brève analyse sur les investissements directs étrangers, le fameux IDE qui traduit le degré de con fiance des investisseurs à un pays mais aussi le potentiel de ce dernier. Placé dans le contexte actuel, ce rapport et tous les autres que la Banque mondiale et les institutions internationales ont établis, devraient inspirer ceux qui ambitionnent d'oeuvrer pour un avenir meilleur aux 20 millions de Malgaches. C'est dans ce seul souci que nous reprenons  ci-après l'analyse de la Mission économique.

 

« L'afflux massif d'investissements directs étrangers (IDE) à Madagascar depuis 2006 couronne une politique efficace d'ouverture internationale. Le pays s'est maintenu au 12ème rang sur !ensemble du continent africain, 7ème en Afrique sub-saharienne. Subsistent toutefois plusieurs déséquilibres : le secteur minier est surreprésenté avec 85% du flic, les télécommunications constituent quasi-ment le seul autre secteur récipiendaire. Le sous - investissement dans le secteur agricole demeure un point faible, il est pourtant essentiel dans un pays où 70% de !a population vit en milieu raval. La gestion complexe du groupe agroalimentaire Tiho (de l'ex-Président) u lancé un débat sur 1 'avenir de la seule entreprise dupa vs que 1'on trayait indestructible et entravait les autres investisseurs. Autre point saillant : les multinationales jouent globalement un rôle inférieur à la moyenne des pays en voie de développement. Enfin, les investisseurs attendent que la sécurisation des investissements soit renforcée et qu'un nouveau gouvernement, reconnu par la communauté internationale, soit rapidement mis en place.

 


Cadrage général et analyse sectorielle

« Bilan de l'IDE : Madagascar, locomotive de l'Afrique. Au niveau régional, Madagascar s'adjuge, en 2008, la 12ème place des pays récipiendaires de l'IDE sur l'ensemble du continent africain, 7ème pour l'Afrique sub-saharienne, 1er de la sous - région Afrique de l'Est et 11es de l'Océan Indien. Dans le contexte d'un recul de -15% du flux d'IDE mondial en 2008, niais en progression dans les pays émergents dont l'Afrique (+26,7%), la performance de Madagascar à été nettement au-dessus de la moyenne ré¬gionale avec une progression du flux entrant de +31,4% pour atteindre 1,12 \IdS, soit 11,6% du PIB. Le secteur mi-nier représente 85% du flux et 73% du stock. Le non minier est volatile - triplement en 2007 puis recul de -51,4% en 2008 - et reste conjoncturel : préparation du sommet de l'UA (qui n'a pas eu lieu à Tananarive finalement), et infrastructures télécom.
Le stock cumulé d'IDE est en hausse de 56.1% en 2008 pour arriver à 3,3 Mds$. Cette progression est spectaculaire, mais l'amplitude du retard à combler est considérable sachant que le stock malgache représente 0,65% de celui du continent africain, ce dernier abritant seulement 3,4% du stock mondial.

L'analyse des IDE pose la question de « l'après Ambatovy » en 2011. La mise en exploitation de la mine d'extraction de nickel et cobalt s'accompagnera de l'arrêt d'un flux annuel de près d' l Md$ (depuis 2007). Plusieurs nouveaux projets sont en préparation et pourraient prendre le relais : Total poursuit la première phase d'évaluation du site de Bemolanga qui déterminera si le groupe ira au bout du projet, injectant ensuite près de 9 Mds$ à partir de 2013 ; les entreprises thailandaises ITD et PTT préparent chacune l'exploitation d'un gisement de charbon dans la ré¬gion de Sakoa ; 21 entreprises internationales s'intéressent au gisement de fer de Soalala (560 Mt) ; un gisement de bauxite fait l'objet d'études par le groupe Alcan (Rio Tinto), etc. Hors activités extractives, notons des projets agricoles, TIC, deux nouvelles licences bancaires attribuées à BGFI (banque gabonaise) et Microcred
« Les entreprise informelles représentent près de 60% du PIB et le gouvernement peine à les associer à l'effort collectif. Ce gisement inexploité constitue une autre clé de l'équilibre économique et des ressources futures de l'Etat.

« Le secteur agricole souffre d'un profond retard en matière d'IDE, la politique foncière ne favorise pas les arrivées d'investisseurs étrangers : pleine propriété inaccessible aux non nationaux, litiges fonciers fréquents, décisions de justice aléatoires, etc. En attendant des modifications pratiques de ces conditions d'accès, Madagascar tire peu profit de son potentiel agricole. Plus globalement, la très faible présence des multinationales - hors secteurs minier, télécom - comparativement à d'autres pays en développement, constitue un facteur de retard.

 

 



 


Informations Flash

Les Métis montent au créneau : 1er février 2010

L'Association des Métis de Madagascar (AMM) s'est retrouvée hier à l'hotêl La Rotonde à Mahavoky. Une Occasion pour son président, Maître Louis Sagot, de souligner l'injustice de l'article 46 de la constitution qui interdit aux Metis de se presenter à l'élection présidentielle.

L'AMM réclame également l'octroi d'office de la nationalité malgache aux progenitures d'une métisse mariée à un étranger.